Une maman borde sa fille, qui serre Oli la chouette contre elle

Se confier à son enfant quand on traverse une période difficile

Il arrive que la vie nous bouscule : une séparation, un deuil, des soucis professionnels, une inquiétude pour un proche. Comme parent, on peut être tenté de protéger son enfant en gardant tout pour soi, et en affichant un sourire comme si tout allait bien.

Ma vie de maman de trois enfants, dont un enfant TDAH et un enfant hypersensible et HPI, m’a appris autre chose. Quand je traverse un moment difficile, je choisis de me confier à mes enfants, avec des mots à leur mesure. Et j’observe que cela les rassure.

1. Votre enfant ressent ce que vous vivez

Au fond, un enfant sait. Il perçoit un changement dans votre voix, un regard plus lointain, une fatigue inhabituelle, une atmosphère différente à la maison. Il sent qu’il se passe quelque chose, même sans un mot.

Laissé seul avec ce qu’il ressent, il cherche à comprendre, et son imagination peut combler le silence : « Maman est triste… est-ce que c’est à cause de moi ? » Mettre des mots sur ce qu’il perçoit lui permet de comprendre ce qui se passe, et de se sentir rassuré : ce qu’il ressentait était juste, et il peut faire confiance à ses perceptions.

2. Se confier à lui, c’est lui montrer qu’il compte

Quand je confie à mon enfant ce que je traverse, je lui dis aussi, sans le formuler : « Tu fais partie de cette famille, ce que tu ressens compte, et j’ai confiance en toi. » Il se sent important, considéré.

Ce lien de confiance nourrit sa sécurité intérieure. Il découvre qu’à la maison, les émotions ont le droit d’exister, celles des enfants comme celles des parents, et qu’il est possible d’en parler.

3. Se confier, en gardant sa place de parent

C’est ici que se trouve, à mes yeux, la nuance essentielle. Se confier à son enfant, c’est partager une émotion. Lui confier un problème à résoudre, c’est lui donner un poids qui appartient aux adultes. Mon enfant a besoin de savoir que je suis touchée, et surtout que je m’en occupe.

Concrètement, je commence par lui dire ce que je ressens, avec des mots simples : « En ce moment, je suis triste », « je suis fatiguée », « je suis inquiète ». Une émotion nommée devient plus facile à comprendre pour l’enfant. Je lui explique ensuite que ces passages font partie de la vie : la vie est faite de joies et de moments plus difficiles, et ces moments, durs à traverser, sont normaux.

Je lui dis aussi que je suis en action. Je cherche encore certaines réponses, et je fais tout pour trouver les meilleures : une solution existe quelque part, et je m’emploie à la trouver. Enfin, je lui rappelle que c’est mon rôle de m’en occuper. Le problème appartient aux adultes ; lui peut rester à sa place d’enfant, jouer, apprendre et dormir.

Les détails restent entre adultes. Un jeune enfant a surtout besoin de quelques mots et d’un câlin ; un enfant plus grand posera peut-être des questions, et une réponse sincère, à sa hauteur, peut suffire à l’apaiser.

4. Les mots du soir

Le soir, ce message prend une importance particulière. C’est l’heure où les pensées tournent, où l’enfant se retrouve seul dans sa chambre avec tout ce qu’il a perçu dans la journée.

Voici les mots que je prononce, à adapter à votre histoire et à l’âge de votre enfant :

« Tu sais, en ce moment, je traverse un moment difficile, et tu l’as sans doute senti. Je suis un peu plus fatiguée que d’habitude, un peu plus fragile aussi. C’est normal : dans la vie, il y a des moments joyeux et des moments plus durs, et ils passent. Je cherche encore certaines réponses, et je m’en occupe : il existe une solution quelque part, et je fais tout pour la trouver. Toi, tu peux dormir tranquille. La nuit est faite pour poser ses soucis de côté, se reposer et retrouver de l’énergie pour demain. Je gère, et je t’aime. »

5. La nuit, un temps pour se ressourcer

Présenter la nuit comme un temps pour déposer ses soucis offre à l’enfant une permission précieuse : celle de lâcher prise. Les problèmes peuvent attendre le matin. La nuit, elle, sert à se reposer, à retrouver de bonnes énergies, pour être fort le lendemain et affronter ce qui doit l’être.

Ces mots, je me les adresse aussi à moi-même. Quand je dis à mon enfant que la nuit est faite pour se ressourcer, je m’accorde la même permission. Et un parent qui s’autorise à se reposer offre à son enfant un repère rassurant.

6. Un repère stable quand tout bouge

Quand les soirées sont plus lourdes, les repères qui restent identiques prennent une valeur particulière : le même rituel, les mêmes mots, le même câlin. Chaque soir, Oli la chouette raconte la même histoire, conçue comme une séance d’hypnose douce, avec des paroles comme « tu es en sécurité ». Une fois la porte fermée, elle prend le relais de vos mots et accompagne l’enfant dans la construction de sa sécurité intérieure.

En résumé

Se confier à son enfant, c’est lui offrir la vérité à sa mesure, et la sécurité de savoir que ses parents s’en occupent. Il se sent considéré, il comprend ce qu’il ressentait, et il peut s’endormir en confiance : la nuit est faite pour se reposer, et demain, nous serons là, ensemble, plus forts.


👉 Découvrez Oli la chouette, pour accompagner votre enfant jusqu’au sommeil, soir après soir.


À lire aussi

Elise Bajen est infirmière depuis 2009 et hypnothérapeute à Muret, près de Toulouse. Maman de trois enfants, elle a créé Oli la chouette pour accompagner les enfants vers le sommeil, soir après soir.

Retour au blog

Laisser un commentaire