Si vous lisez cet article, vous avez peut-être déjà tout essayé : les histoires, les veilleuses, les bruits blancs, les horaires réguliers, les livres sur le sommeil… et les soirées restent longues. Je connais ce sentiment. Je l’ai vécu pendant des mois, avec mes trois enfants, dont un enfant TDAH et un enfant hypersensible et HPI.
Nos soirées, avant
Mon fils avait deux ans quand ses couchers sont devenus un combat. Son corps restait en mouvement : il se relevait encore et encore, faisait des pirouettes dans son lit. Il lui fallait entre deux et quatre heures pour trouver le sommeil, chaque soir. Mon mari travaillait de nuit ; j’étais seule, soir après soir, à chercher comment l’aider.
Sa grande sœur, qui avait alors 8 ans, était somnambule. Plus tard, la plus jeune a connu des terreurs nocturnes. Trois enfants, trois façons de vivre la nuit, et une maman qui dormait très peu.
Tout ce que j’ai essayé
Comme beaucoup de parents, j’ai cherché partout : des histoires chaque soir, des veilleuses de toutes les couleurs, des bruits blancs, des musiques douces, des rituels très cadrés, des conseils glanés dans les livres et sur internet. J’y ai consacré beaucoup d’énergie, et beaucoup d’argent.
Chacune de ces solutions apportait quelque chose. Chez nous, pourtant, le cœur de la difficulté restait là : mon fils restait agité, et l’endormissement restait long.
Pourquoi ces solutions restaient insuffisantes chez nous
Avec le recul, et avec mon regard d’infirmière et d’hypnothérapeute, j’ai compris une chose essentielle pour ma famille : ces outils agissaient surtout sur l’extérieur. Ils rendaient la chambre plus douce, occupaient l’esprit, couvraient les bruits. Ce dont mon fils avait besoin, lui, se jouait à l’intérieur :
- s’apaiser : déposer l’excitation et les émotions de la journée ;
- se sentir en sécurité : seul dans son lit, dans le noir, quand ses parents quittent la chambre ;
- lâcher prise : accepter de quitter la journée pour se laisser glisser vers le sommeil.
Une histoire différente chaque soir éveillait sa curiosité : il voulait connaître la suite et restait en éveil. Une veilleuse rassurait ses yeux ; son agitation intérieure, elle, restait entière.
Le soir où tout a commencé
Un soir, à bout de solutions, j’ai raconté à mes enfants une histoire sortie de mon imagination. Spontanément, j’y ai mis tout ce que je sais de l’hypnose, mon expérience d’infirmière et mon cœur de maman : un rythme lent, une voix douce, des images apaisantes et des mots qui rassurent.
Le lendemain, ils m’ont réclamé la même histoire. Puis le surlendemain, et tous les soirs suivants. Soir après soir, elle est devenue un repère.
Ce que je propose de différent
De cette histoire est née Oli la chouette. C’est là toute la différence : son objectif va au-delà de la détente. Elle aide l’enfant à construire, en lui, un sentiment de sécurité qui l’accompagne au moment de se laisser aller au sommeil. Elle repose sur trois idées, nées de notre expérience :
- La même histoire chaque soir. La répétition crée un repère prévisible. L’enfant connaît le chemin, et son esprit peut se poser au lieu de chercher la suite.
- Une histoire conçue comme une séance d’hypnose douce. Un rythme lent, une voix posée et des paroles comme « tu es en sécurité » et « ton corps se détend » aident l’enfant, soir après soir, à construire ou à reconstruire sa sécurité intérieure.
- Un geste qui appartient à l’enfant. C’est lui qui appuie sur le bouton : il devient acteur de son coucher. Après le câlin et l’histoire du parent, Oli la chouette prend le relais.
Aujourd’hui
Mon fils a aujourd’hui huit ans et demi. Depuis trois ans, il écoute Oli la chouette, avec des périodes plus ou moins intenses selon ses besoins. Il trouve désormais le sommeil en cinq minutes en moyenne. Ses sœurs ont, elles aussi, écouté Oli la chouette, chacune à sa manière. Et moi, j’ai retrouvé mes soirées, et mes nuits.
Je partage notre histoire en toute humilité : chaque enfant avance à son rythme, et chaque famille trouve son propre chemin. Si vous vous sentez au bout de vos ressources, votre fatigue est légitime, et une autre approche est possible.
Pour lire notre histoire en entier, rendez-vous sur la page Mon histoire. Et pour parler plus en détail de votre enfant, je vous propose un accompagnement d’une heure en visio.
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Elise Bajen est infirmière depuis 2009 et hypnothérapeute à Muret, près de Toulouse. Maman de trois enfants, elle a créé Oli la chouette pour accompagner les enfants vers le sommeil, soir après soir.